10 février 2019 ~ 0 Commentaire

De la théorie de la singularité à l’intelligence augmentée, du pessimisme à l’optimisme

qlik

La théorie de la singularité consiste à penser que le développement de l’intelligence artificielle et plus globalement de la machine pourrait avoir des conséquence néfaste pour l’homme. Ce dernier développement provoquerait un « emballement » de la croissance technologique. On retrouve cette théorie dans le film « I, Robot » d’Alex Proyas, où le robot, après avoir été un outil pour l’homme, organise une rebellion contre l’humanité.

Pour autant, la machine ne remplacera pas l’homme, et ce pour plusieurs raisons. D’un point de vu technique, les algorithmes implémentés sur les machines ont été crée par l’homme et pour l’homme. Un robot n’innove pas, il ne crée pas, il suit une liste ordonnée de traitements. Or toute rebellion suggère une autonomie, une prise de risque.

Pensons plutôt à ce que peut apporter la machine pour l’homme. Ce dernier n’a cessé d’accroître l’utilisation des algorithmes dans son travail. La machine peut effectuer des séries de calculs de très grande dimension qui prendrait toute la vie d’un homme à calculer. Les travaux de recherche récents autour de l’intelligence artificielle et plus précisément du Deep Learning ont permis d’améliorer le Chat Bot. Il s’agit des conversations automatiques qui se lancent lorsque nous entrons dans un site commercial par exemple.

Imaginons que dans un futur plus ou moins proche, ces Chat bot soient optimisés et qu’un dialogue quasi naturel soit possible entre l’homme et la machine. Peut être qu’on va alors oser dire des choses à la machine qu’on aurait pas oser avec un homme. Il aurait quelque part une vertu positive pour l’homme qui améliorerait ses intuitions, sa culture. Combien de fois nous sommes nous chacun retrouvé avec une question en tête et l’idée que celle ci soit idiote, inappropriée, etc, au point de ne finalement pas poser la question !

Il y a donc un enjeu social, un développement d’une collaboration entre l’homme et la machine et par là même une intelligence collective augmentée.

 

Il y a là un défi important qu’il est néanmoins nécessaire de noter; l’homme doit utiliser cet outil des machines sans s’esclavagiser. Rappelons la fameuse dialectique du maître et de l’esclave de notre ami Hegel. Il était une fois un maître et son esclave vivant dans un rapport dominant dominé. L’un est libre, l’autre non.  Un jour, l’esclave est absent et ne peut subvenir à un besoin urgent de son maître. Ce dernier, dépendant de l’aide de son esclave, ne peut finalement pas assouvir son besoin urgent. Le maître se retrouve d’une certaine manière prisonnier de la dépendance qu’il a pour son maître. On peut donc y voir un renversement du rapport dominant dominé.

L’homme doit n’être ni le maître, ni l’esclave de la machine. Il ne doit pas instaurer de rapport dominant dominé. La machine est un outil, elle l’aide, mais l’homme doit pouvoir « faire sans ».

Il y a donc bel et bien un risque dans la sur dépendance aux machines.

 

 

Le vrai risque serait que l’homme, désolé par certaines réalités ou évènement intervenus à une époque où les machines l’accompagne, se rebelle contre lui-même.

 

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